Calcul d'escalier et autres avancées

Les festivités de l'été terminées, nous préparons notre SOLIDE hutte d'hivernage (emménagement prévu fin décembre). Du coup, comme je vous l'avais annoncé en août, nous avons finalement décidé de démolir le plancher des combles (en bois) pour le reconstruire en poutrelles et hourdis + dalle béton. Vous connaissez maintenant la technique par coeur... Voici juste la preuve par l'image :


















































Sur le long chemin de cette rénovation, je vous propose une petite escale technique : le calcul d'un escalier ! Dans la pratique, j'ai laissé les pros (architecte et maçon) s'en charger (je n'ai pas encore eu mes cours sur ce sujet !). Mais comme je n'aime pas passer pour totalement ignorante... je me suis tout de même un peu renseignée.
Sur le vocabulaire approprié, ce schéma vous en explique les grandes lignes.






















Sur la partie scientifique, la loi de l'architecte Blondel, datant du XVII ème siècle, est toujours d'actualité pour calculer un rapport équilibré entre la hauteur de la marche et son giron :
2h+g= 59 à 64
Sur la partie "fun", je vous propose l'escalier du mathématicien (ou illusionniste) Penrose :










Sur notre chantier cela donne un escalier 2 quarts tournants à marches balancées. Le tracé au sol a été réalisé, suivi d'une simulation des marches. La mise en place du coffrage et le coulage du béton sont au programme de cette semaine.


































Passons maintenant à ce qui m'a bien ennuyé les 2 jours derniers... Une mauvaise coordination de notre part entre deux corps de métiers. Les fenêtres des 1er et second étage (en bois commandées chez Lapeyre) ont bien été livrées. Le poseur est venu le jour J. Entre temps la dalle béton du second a bien été coulée. Seulement les bastaings qui soutiennent la dalle bloquent l'accès aux fenêtres, rendant leur changement impossible... Y'a plus qu'à espérer que l'on ne nous vole pas les fenêtres d'ici que les bastaings soient retirés et le poseur à nouveau disponible... Crénom de diou !





































Et pour terminer sur une note positive, l'entreprise de second oeuvre est enfin choisie ! (Pour mémoire une 1ere entreprise avait été gentiment remerciée, cf "cause réorganisation, recherche d'urgence un plombier" en date du 31 juillet). Lancement de cette phase prévue autour du 27 septembre !

Magnifique Diaporama !

Devoirs de vacances.... Vous vous souvenez ?

Cette année les miens consistaient à se replonger un peu dans la technique de ce blog et de vous concocter un diaporama "AVANT/PENDANT" (au bout de 4 mois de travaux). Pour l'"APRES" il faudra attendre encore quelques mois supplémentaires...

Afin d'admirer ce diaporama comme il se doit, double cliquez dessus, il est juste sur votre droite. Une page Picasa va s'ouvrir et il ne vous reste plus qu'à cliquer sur "plein écran".

Et si certaines de ces photos vous donnent envie de relire quelques archives croustillantes, vous les retrouverez facilement grâce à la nouvelle rubrique "un thème particulier ?" qui se trouve dans la colonne de droite.

Bonne Visite !

PS : J'ai aussi trouvé les statistiques de fréquentation de ce blog... et j'aime bien les courbes qui montent.... alors faites fonctionner le bouche à oreille !

Le Cowboy de Murlo et une construction hors d'eau !

Entre 2 valises... Une rapide mise à jour de l'avancée du chantier.
Nous avons donc 3 semaines de retard par rapport au planning ce qui reste raisonnable. Retard qui va s'accentuer à la rentrée puisque nous avons décidé de refaire totalement le plancher du second étage (combles) en poutrelles et hourdis. La structure actuelle en "petit bois" n'inspirant pas vraiment confiance à long terme. Cela va nous permettre de rabaisser le plancher (gagner 10 à 15 cm de hauteur sous combles) et de concevoir un escalier en béton plutôt qu'en bois sur les 2 étages. Vous pourrez normalement visualiser ces nouvelles aventures à la rentrée de septembre.


Ok mais c'est quoi cette histoire de Cowboy ?
Et bien cela nous ramène à l'architecture antique... Dans l'architecture classique les acrotères sont des socles qui soutiennent des ornements disposés sur les frontons des bâtiments. Par extension, les acrotères désignent les ornements eux-mêmes. Et le Cowboy de Murlo est un vestige étrusque caractéristique de cette architecture.

Les acrotères de notre terrasse sont certes moins artistiques... Murets situés en bordure de la toiture terrasse, ils permettent le relevé d'étanchéité.

Relevé d'étanchéité dont on a juste posé la 1ère couche afin d'avoir une construction hors d'eau !



Sinon, mauvaise nouvelle : des indésirables ont élu domicile dans la maison. Un service de dératisation va être nécessaire...


Et pour finir, une bonne nouvelle ! la piscine qui s'était installée dans notre cave s'est évaporée. L'escalier d'accès a été construit.































En plus, il est agréable à monter et descendre. Ce qui tombe bien puisque le vin va y être entreposé !


Bonnes vacances !!!

Couler une dalle et s'imaginer dans sa cuisine !

Avant dernière ligne droite avant fermeture pour congés !

L'objectif : mettre l'extension "hors d'eau".


Les étapes :
1. "Monter" les murs de l'extension en parpaings, et le plafond en poutrelles et hourdis.
2. Couler la dalle et monter les acrotères.
3. Faire intervenir l'étancheur (ou étanchéiste, les 2 sont possibles) pour passer une 1ère couche permettant de ne pas craindre les intempéries.

Nous avons également profité d'une modification du PLU (plan d'urbanisme de la ville) nous permettant d'ouvrir la seconde fenêtre du salon en baie vitrée. Et hop !



















Les murs et le plafond de l'extension ont donc été posés.


















Et voici la vue depuis ce qui sera notre cuisine/salle à manger donnant directement sur le jardin par une grande baie vitrée. Vue plutôt agréable si on l'imagine sans la forêt d'étais, les montagnes de terre et la bétonneuse...















Les points de fuite (la perspective, pas la plomberie...) lorsque l'on entre dans la demeure. A droite la cuisine, à gauche le salon.















Dans notre folie des grandeurs, l'option piscine dans la cave a été retenue... par les averses qui s'y sont déversées juste avant d'avoir construit le RDC. Nous attendons donc les fortes chaleurs du mois d'août afin d'évaporer tout cela naturellement. L'escalier menant à la cave pourra ensuite prendre sa place.

Passons maintenant à la rubrique "savez vous planter des choux" avec une démonstration (photos et vidéo à l'appui) sur comment couler une dalle béton en 5 étapes.
1. Le plancher "poutrelles et hourdis" est surmonté de grilles de métal




















2. Installation d'un système de poteaux en grilles métalliques et de coffrages bois afin d'y couler des poteaux béton sur lesquels reposeront les acrotères.


3. Les 2 camions s'installent dans la villa (les voitures y ont toutes été déplacées une fois de plus...). Normalement un seul camion malaxeur suffit mais comme cet engin était indisponible en région parisienne à ce moment là (sic) nous avons hérité d'un camion toupie et d'un camion pompe qui déverse le béton créé par la toupie.

On arrose abondamment le plancher. Le béton est alors de suite répartit et étalé sur l'ensemble du plancher et dans les coffrages de côté.

Voici le process en vidéo :





4. Une fois le béton bien étalé (sans oublier la légère pente vers un point d'évacuation d'eau) on le lisse avec une gestuelle adaptée (cf vidéo).

5. On attends quelques heures et OOOHHHHH ! non seulement j'ai pu m'imaginer dans ma cuisine mais je marche sur mon toit terrasse ! Quel bonheur !

PS : Pour les acrotères et l'étanchéité il vous faudra attendre quelques jours encore ...

Cause réorganisation : recherche d'urgence un plombier pour réseaux enterrés

A votre avis, quelles compétences sont requises pour un bon chef de chantier ? L'organisation ? Oui. Les compétences techniques ? Oui. Le sens de l'humour ? Certainement... mais dans le cas précis c'est surtout la gestion des imprévus et la réactivité qui ont été nécessaires... Que je vous raconte...

Le programme du moment consistait à couler la dalle béton de rez-de-chaussée de la maison (partie "ancienne" et extension en même temps afin d'être exactement au même niveau). Pour cela il était nécessaire auparavant de faire passer les réseaux enterrés.




Les réseaux enterrés ? Également nommés les VRD (Voiries et Réseaux Divers) ils constituent l'ensemble des réseaux d'alimentation d'une habitation, c'est à dire généralement le réseau électrique, l'eau, le gaz, et les évacuations d'eau usées et pluviales.












Le problème à débuté lorsque juste quelques heures avant son intervention nous avons convenu d'un commun accord (version politiquement correcte) que le plombier n'interviendrait pas ! Le point d'échauffement ayant porté sur une facture complémentaire non prévue reçue le soir précédant sur ma boite mail... augurant d'une longue suite de factures complémentaires... Cette décision, prise avec Harold (l'architecte en chef) nous posait deux problèmes.





Tout d'abord, il nous fallait trouver un plombier en urgence car la dalle de béton devait être coulée dans les jours suivants. Dans cette situation, la réactivité, l'ancienneté dans le métier et les bonnes relations entre architecte et artisans ont permis à Harold de trouver la bonne personne, au bon moment, et à priori au bon prix... Merci !





La seconde difficulté se trouve dans le fait que ce plombier n'était pas que plombier mais en charge de pratiquement tout le second oeuvre (maçonnerie intérieure, électricité, menuiserie, peinture..) Alors on reprend tous nos dossiers et on recommence les appels d'offre en urgence !














Nous avons perdu quelques jours dans le planning mais les réseaux ont été installés et le maçon a pu couler la dalle en ayant prévu les réservations pour les radiateurs encastrés.


Dans un souci à la fois esthétique, pratique et d'économie d'énergie nous avons prévu 4 radiateurs encastrés (Jaga Canal Compact) devant les baies vitrées. Voici ce que cela devrait rendre au final :














N'étant pas présents au moment où la dalle a été coulée nous avons remarqué trop tardivement que la couche d'isolant sous la dalle béton avait été placée au dessus des réseaux et non en dessous... Situation non optimale (perte d'énergie dans la terre...) mais sans risque heureusement de gel ou de condensation.

Et voici quelques photos du chantier :



Une poutre dégourdie et un IPE pas léger


"Poutrelles et Hourdis"... Cela pourrait être le titre du dernier Walt Disney... mais non les poutrelles et hourdis dont je vais vous parler restent dans le domaine de la maçonnerie/construction et ont un rapport avec notre plancher séparant la cave du RDC de l'extension.

Petite démonstration donc de mon champ d'apprentissage : la 1ère fois que j'ai entendu ce nom (il y a quelques semaines) j'ai bien failli demander ce qu'était une poutre dégourdie ! Mais mettons mon ignorance initiale de côté et passons à l'explication technique.

Datant du milieu du XXème siècle, les planchers béton à poutrelles et hourdis représentent 70% du marché de la construction de logements individuels (source Gedimat).




Il se compose d'une ossature (des poutrelles en béton armé de fils d'acier) qui reporte vers les appuis (murs, poteaux, fondations et poutres) le poids propre du plancher ainsi que les charges qu'il supporte (cloisons, mobilier, etc.)















Le Hourdis, remplissage disposé entre les poutrelles, est composé de parpaings d'un genre spécial, qui s'emboîtent entre les poutrelles. Pour rester dans la thématique enfantine, nous ne sommes finalement pas très éloignes d'une construction en Kapla...







Comment installer deux IPE de 130 kg chacun à 2mètres 50 de hauteur à seulement 3 personnes.... Avec la société Action Commerce c'est possible et en voici une démonstration (pose du second IPE) :








Voici le fameux IPE de 240 dont il sera question.

Et voici ses mensurations version Sumo : 240 mm de hauteur sur 120 mm de large. Avec une longueur de 4 mètres son poids estimé est de 130 kg.
























Au début de l'opération nous avons 2 rangées d'étais qui soutiennent le mur porteur.













On décale une 1ère rangée d'étais sous l'IPE qui est déjà posé. Puis une seconde rangée de l'autre côté d'un échafaudage maison.











On porte l'IPE sur l'échafaudage, puis on le fait monter petit à petit à l'aide de parpaings disposés au fur et à mesure de chaque côté

















Il aura fallu 5 parpaings de chaque côté pour atteindre la bonne hauteur.




















Ensuite, grâce à un bastaing de bois posé sur un étais, on fait coulisser l'IPE en le poussant sur le côté.










Et comme l'IPE ne glisse pas comme sur du beurre, on y va à coup de masse...










Et hop ! le tour est joué. Cela parait simple mais a tout de même duré 1h30 et demandé un peu d'huile de coude...












"On avance, on avance on avance..."

Et si l'on avait assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens ???? Et bien... je l'utiliserai pour aller plus vite ! Vous avez dit "impatiente" ?

Au programme des derniers jours :
  • Tout d'abord une grande satisfaction d'avoir enfin évacué TOUTE la terre dont nous n'avions pas besoin. L'histoire qui devait être courte (grâce à l'énorme tractopelle qui a creusé le trou de la cave en une journée) s'est en réalité éternisée avec un plus petit modèle. Les causes ? Un cubage de terre plus important que prévu (une terre très très dense qui prend beaucoup de volume quand on la retire), ainsi qu'un trou profond et difficilement accessible nécessitant le retour à la pelle et la brouette pour les derniers m3.

Voici le tractopelle en action


  • Ensuite, les deux derniers murs de la cave ont été montés (en parpaing...) ainsi que la dalle de sol en radier.























  • "Nous" avons débuté l'ouverture de la façade de la maison pour accéder à ce qui sera l'extension





































Le nous est entre "" parce que contrairement au marteau piqueur et aux ouvriers je n'ai pas eu besoin d'un repos bien mérité...













  • De manière plus ludique, j'ai fait venir un paysagiste pour une étude de l'aménagement du jardin. Voici ce qu'il avait exposé au salon "Jardins Jardins". Le labyrinthe d'arbres ainsi que les jeux de hauteur entre sol, terrasse et végétation avaient retenus mon attention. A suivre...




















  • Et pour conclure, un petit test afin d'étudier vos goûts en matière de déco...

Concernant le parement de nos façades, nous devons choisir la teinte du zinc qui viendra en association avec les briques de parement (placées en sous bassement).

Voici une illustration d'un mur en briques (modèle que nous avons sélectionné)





















Quelle teinte de Zinc vous semble la plus appropriée ? Le Quartz (naturel patiné photo 1) ou l'anthracite (photo 2) ?